Trois artistes appellent au boycottage d’Art souterrain pour des raisons politiques
Le Devoir - 27 février 2015 | Jérôme Delgado - Collaborateur | Arts visuels
http://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/433086/trois-artistes-appellent-au-boycottage-d-art-souterrain-pour-des-raisons-politiques
Devrait-on boycotter Art souterrain ?
Le soutien financier du consulat d’Israël à une expo sur la sécurité crée un malaise
Le Devoir - 28 février 2015 | Jérôme Delgado - Collaborateur | Arts visuels
http://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/433016/devrait-on-boycotter-art-souterrain
Un collectif montréalais qui se consacre à l'organisation d'événements cinématographiques reflétant l'expression artistique et culturelle palestinienne
28 février 2015
ART SOUTERRAIN provoque de l’indignation à Montréal
Le 26 février 2015
Monsieur Frédéric Loury
directeur général et commissaire
Art souterrain, Montréal
Cette année Art souterrain a choisi le thème « Sécurité, que reste-t-il de nos espaces de liberté » et Israël comme invité d’honneur. Félicitations, quel choix brillant! Israël est en effet le grand expert international des questions de « sécurité », nul état n’est aussi qualifié que lui. Sa pratique principale étant de porter atteinte à la sécurité des Palestiniens, à moins de les emprisonner ou de les tuer. Mais il n’y a pas un soupçon d’ironie dans vos avis à la presse et au public. Il faut être armé d’une bonne dose de cynisme pour s’associer à l’État d’Israël pour un tel événement, compte tenu de ses brutalités systématiques envers les Palestiniens : campagnes de bombardement de Gaza et de sa population captive, occupation militaire de toute la Cisjordanie y compris les colonies illégales; bref un état de siège permanent qui prive les locaux de tous leurs droits : liberté de mouvement, santé, éducation, logement, alimentation, eau, travail, terre.
En tant qu’exposants, c’est avec surprise et indignation que nous avons appris le lien de collaboration entre Art souterrain et le Consulat général d’Israël, en lisant Le Devoir.
En réponse à l’appel des Palestiniens à soutenir la campagne BDS - boycott, désinvestissement, sanctions - nous exigeons que le court métrage « Un jour en Palestine » soit retiré de l’exposition. Nous refusons notre paiement de 50$ chaque (via Vidéographe).
Nous ne sommes pas opposés à être associés à des artistes israéliens, mais nous ne pouvons co-exister avec des activités financées par le gouvernement d’Israël.
Nous ne voulons pas participer à vos activités, qu’elles soient « ludiques » - comme vous dites - ou non, puisqu’en vous associant au Consulat d’Israël, vous accordez du prestige à un État coupable de crimes de guerre, de violer le droit international, d’exercer des politiques d’apartheid à l’intérieur de ses propres frontières et dans les territoires occupés.
Nous invitons tous les artistes, enseignants, étudiants, chercheurs, athlètes, et les organisations qui les représentent et qui les emploient, à se joindre à la campagne BDS.
Nous demandons une réponse de la part d’Art souterrain.
Signé,
Mary Ellen Davis, Will Eizlini, Jose Garcia-Lozano
www.maryellendavis.net
* * *
VJI-IJV Montréal : Voix juives indépendantes - Independent Jewish Voices
VJI s’oppose à et condamne vigoureusement l’association d’Israël avec l’exposition Art souterrain. Nous sommes indignés que cet État soit considéré digne d’être honoré, alors qu’il supprime les droits des Palestiniens, viole continuellement les résolutions des Nations unies, et que son concept de « sécurité » se traduise en installation d’un mur d’apartheid qui bloque l’accès aux écoles, au travail, aux soins de santé pour ceux qui vivent en Cisjordanie. Une véritable sécurité ferait appel à la défense des droits et libertés de tous, non pas l’imposition d’une discrimination militarisée envers le plus grand nombre.
* * *
PAJU (Palestiniens et Juifs Unis):
Monsieur Frédéric Loury,
directeur général et commissaire
Art souterrain
C’est avec un certain étonnement que nous avons appris de votre décision d’inclure Israël comme invité d’honneur sur le thème de « Sécurité, que reste-t-il de nos espaces de liberté ». Au nom de la sécurité de l’État, le gouvernement d’Israël a construit un système d’apartheid, dont les civils palestiniens sont les victimes, à l’intérieur de l’occupation illégale des territoires palestiniens qui dure depuis des décennies.
Pendant l’été de 2014, Israël a lancé une attaque meurtrière contre les Palestiniens à Gaza durant laquelle 2 000 Palestiniens ont été tués dont 70% furent des civils, parmi eux des centaines de femmes et d’enfants, cela au nom de la sécurité de l’État d’Israël. Un certain nombre de quartiers à Gaza ont été entièrement détruit. Israël a lancé une attaque similaire contre Gaza en 2008 avec des conséquences aussi néfastes.
Ça fait 8 ans que Gaza est sous blocus et sa population est affamée et assoiffée. Cisjordanie est une prison au ciel ouvert et Gaza est le plus grand camp de concentration dans le monde. Que reste-il des espaces de liberté des Palestiniens, monsieur Loury? Eh bien, pratiquement rien!
Sachez que 700 artistes de conscience au Royaume Uni ont pris la décision de lancer un boycott culturel contre Israël (http://www.thenational.ae/opinion/comment/as-the-us-and-europe-turn-away-israel-looks-to-asia) et voila que vous et Art Souterrain se font complices d’un état qui pratique un système de ségrégation des plus déshumanisants contre un peuple voisin sans défense qui subit toutes sortes de supplices et humiliations depuis presque 67 ans!
Nous, membres de Palestiniens et Juifs Unis (PAJU), dénonçons cette complicité honteuse et nous allons exhorter le public à éviter votre exposition.
Bruce Katz
Palestiniens et Juifs Unis
le 25 février 2015
* * *
Coalition BDS-Québec:
Montréal, le 25 février 2015
Monsieur Frédéric Loury, directeur général et commissaire
Et toute l’équipe d’Art souterrain Montréal
Nous sommes une coalition de groupes et d’individus de la société civile québécoise impliquée dans une campagne internationale de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’État d’Israël et ses violations systématiques du droit international envers le peuple palestinien…. depuis 1948 !
Nous sommes profondément indignés et révoltés contre votre décision de faire d’Israël votre invité d’honneur à Art souterrain, en particulier avec une thématique telle « Sécurité, que reste-t-il de nos espaces de liberté ? ». S’il est un État qui a investi massivement, avec l’aide des États-Unis et du Canada, dans l’industrie de la sécurité pour détruire brutalement tous les « espaces de liberté » des Palestiniens et Palestiniennes, c’est bien Israël.
Vous et votre équipe ne pouvez pas ne pas savoir ! Vous êtes très certainement au courant de la dernière et cruelle agression militaire d’Israël envers la population de Gaza pas plus tard qu’en juillet et août derniers. Vous savez qu’Israël occupe et colonise la Palestine depuis des décennies en toute impunité. Vous savez qu’Israël pratique une politique d’apartheid que des grands « connaisseurs » de l’apartheid, Nelson Mandela et Desmond Tutu, ont vigoureusement dénoncée.
Votre geste fait partie de la stratégie d’Israël qui ne rate pas une occasion de « revamper » son image dans le monde en contribuant au financement d’événements culturels. Vous vous en faites le complice. Nous avions déjà bien assez du premier ministre Harper, le « plus meilleur ami » d’Israël sur la scène internationale comme source de honte pour tous les Canadiens et Canadiennes.
Enfin vous n’ignorez pas qu’un nombre sans cesse croissant d’artistes à travers le monde, y compris en Israël même, invitent leurs concitoyennes et concitoyens à soutenir la campagne BDS pour forcer Israël à respecter les droits du peuple palestinien. Ces artistes veulent contribuer à ce qu’Israël restitue à ce peuple ces « espaces de liberté » qu’il lui a usurpés illégalement par la force des armes et l’industrie de la sécurité. Nous saluons le geste courageux et solidaire des artistes Mary Ellen Davis, Will Eizlini, Jose Garcia-Lozano qui ont pris la décision de se retirer de l’événement.
Tous ces artistes contribuent ainsi à soutenir le peuple palestinien dans sa longue lutte pour la justice, la liberté et la paix. Nous vous invitons à en faire autant.
Sabine Friesinger et Lorraine Guay
Pour la Coalition BDS-Québec
Monsieur Frédéric Loury
directeur général et commissaire
Art souterrain, Montréal
Cette année Art souterrain a choisi le thème « Sécurité, que reste-t-il de nos espaces de liberté » et Israël comme invité d’honneur. Félicitations, quel choix brillant! Israël est en effet le grand expert international des questions de « sécurité », nul état n’est aussi qualifié que lui. Sa pratique principale étant de porter atteinte à la sécurité des Palestiniens, à moins de les emprisonner ou de les tuer. Mais il n’y a pas un soupçon d’ironie dans vos avis à la presse et au public. Il faut être armé d’une bonne dose de cynisme pour s’associer à l’État d’Israël pour un tel événement, compte tenu de ses brutalités systématiques envers les Palestiniens : campagnes de bombardement de Gaza et de sa population captive, occupation militaire de toute la Cisjordanie y compris les colonies illégales; bref un état de siège permanent qui prive les locaux de tous leurs droits : liberté de mouvement, santé, éducation, logement, alimentation, eau, travail, terre.
En tant qu’exposants, c’est avec surprise et indignation que nous avons appris le lien de collaboration entre Art souterrain et le Consulat général d’Israël, en lisant Le Devoir.
En réponse à l’appel des Palestiniens à soutenir la campagne BDS - boycott, désinvestissement, sanctions - nous exigeons que le court métrage « Un jour en Palestine » soit retiré de l’exposition. Nous refusons notre paiement de 50$ chaque (via Vidéographe).
Nous ne sommes pas opposés à être associés à des artistes israéliens, mais nous ne pouvons co-exister avec des activités financées par le gouvernement d’Israël.
Nous ne voulons pas participer à vos activités, qu’elles soient « ludiques » - comme vous dites - ou non, puisqu’en vous associant au Consulat d’Israël, vous accordez du prestige à un État coupable de crimes de guerre, de violer le droit international, d’exercer des politiques d’apartheid à l’intérieur de ses propres frontières et dans les territoires occupés.
Nous invitons tous les artistes, enseignants, étudiants, chercheurs, athlètes, et les organisations qui les représentent et qui les emploient, à se joindre à la campagne BDS.
Nous demandons une réponse de la part d’Art souterrain.
Signé,
Mary Ellen Davis, Will Eizlini, Jose Garcia-Lozano
www.maryellendavis.net
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VJI-IJV Montréal : Voix juives indépendantes - Independent Jewish Voices
VJI s’oppose à et condamne vigoureusement l’association d’Israël avec l’exposition Art souterrain. Nous sommes indignés que cet État soit considéré digne d’être honoré, alors qu’il supprime les droits des Palestiniens, viole continuellement les résolutions des Nations unies, et que son concept de « sécurité » se traduise en installation d’un mur d’apartheid qui bloque l’accès aux écoles, au travail, aux soins de santé pour ceux qui vivent en Cisjordanie. Une véritable sécurité ferait appel à la défense des droits et libertés de tous, non pas l’imposition d’une discrimination militarisée envers le plus grand nombre.
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PAJU (Palestiniens et Juifs Unis):
Monsieur Frédéric Loury,
directeur général et commissaire
Art souterrain
C’est avec un certain étonnement que nous avons appris de votre décision d’inclure Israël comme invité d’honneur sur le thème de « Sécurité, que reste-t-il de nos espaces de liberté ». Au nom de la sécurité de l’État, le gouvernement d’Israël a construit un système d’apartheid, dont les civils palestiniens sont les victimes, à l’intérieur de l’occupation illégale des territoires palestiniens qui dure depuis des décennies.
Pendant l’été de 2014, Israël a lancé une attaque meurtrière contre les Palestiniens à Gaza durant laquelle 2 000 Palestiniens ont été tués dont 70% furent des civils, parmi eux des centaines de femmes et d’enfants, cela au nom de la sécurité de l’État d’Israël. Un certain nombre de quartiers à Gaza ont été entièrement détruit. Israël a lancé une attaque similaire contre Gaza en 2008 avec des conséquences aussi néfastes.
Ça fait 8 ans que Gaza est sous blocus et sa population est affamée et assoiffée. Cisjordanie est une prison au ciel ouvert et Gaza est le plus grand camp de concentration dans le monde. Que reste-il des espaces de liberté des Palestiniens, monsieur Loury? Eh bien, pratiquement rien!
Sachez que 700 artistes de conscience au Royaume Uni ont pris la décision de lancer un boycott culturel contre Israël (http://www.thenational.ae/opinion/comment/as-the-us-and-europe-turn-away-israel-looks-to-asia) et voila que vous et Art Souterrain se font complices d’un état qui pratique un système de ségrégation des plus déshumanisants contre un peuple voisin sans défense qui subit toutes sortes de supplices et humiliations depuis presque 67 ans!
Nous, membres de Palestiniens et Juifs Unis (PAJU), dénonçons cette complicité honteuse et nous allons exhorter le public à éviter votre exposition.
Bruce Katz
Palestiniens et Juifs Unis
le 25 février 2015
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Coalition BDS-Québec:
Montréal, le 25 février 2015
Monsieur Frédéric Loury, directeur général et commissaire
Et toute l’équipe d’Art souterrain Montréal
Nous sommes une coalition de groupes et d’individus de la société civile québécoise impliquée dans une campagne internationale de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’État d’Israël et ses violations systématiques du droit international envers le peuple palestinien…. depuis 1948 !
Nous sommes profondément indignés et révoltés contre votre décision de faire d’Israël votre invité d’honneur à Art souterrain, en particulier avec une thématique telle « Sécurité, que reste-t-il de nos espaces de liberté ? ». S’il est un État qui a investi massivement, avec l’aide des États-Unis et du Canada, dans l’industrie de la sécurité pour détruire brutalement tous les « espaces de liberté » des Palestiniens et Palestiniennes, c’est bien Israël.
Vous et votre équipe ne pouvez pas ne pas savoir ! Vous êtes très certainement au courant de la dernière et cruelle agression militaire d’Israël envers la population de Gaza pas plus tard qu’en juillet et août derniers. Vous savez qu’Israël occupe et colonise la Palestine depuis des décennies en toute impunité. Vous savez qu’Israël pratique une politique d’apartheid que des grands « connaisseurs » de l’apartheid, Nelson Mandela et Desmond Tutu, ont vigoureusement dénoncée.
Votre geste fait partie de la stratégie d’Israël qui ne rate pas une occasion de « revamper » son image dans le monde en contribuant au financement d’événements culturels. Vous vous en faites le complice. Nous avions déjà bien assez du premier ministre Harper, le « plus meilleur ami » d’Israël sur la scène internationale comme source de honte pour tous les Canadiens et Canadiennes.
Enfin vous n’ignorez pas qu’un nombre sans cesse croissant d’artistes à travers le monde, y compris en Israël même, invitent leurs concitoyennes et concitoyens à soutenir la campagne BDS pour forcer Israël à respecter les droits du peuple palestinien. Ces artistes veulent contribuer à ce qu’Israël restitue à ce peuple ces « espaces de liberté » qu’il lui a usurpés illégalement par la force des armes et l’industrie de la sécurité. Nous saluons le geste courageux et solidaire des artistes Mary Ellen Davis, Will Eizlini, Jose Garcia-Lozano qui ont pris la décision de se retirer de l’événement.
Tous ces artistes contribuent ainsi à soutenir le peuple palestinien dans sa longue lutte pour la justice, la liberté et la paix. Nous vous invitons à en faire autant.
Sabine Friesinger et Lorraine Guay
Pour la Coalition BDS-Québec
31 octobre 2014
Regards Palestiniens 8e édition
28-29-30 novembre 2014
Cinémathèque québécoise, Salle Claude Jutra
335, boul. de Maisonneuve est, Montréal H2X 1K1 - Métro Berri-UQAM
http://www.cinematheque.qc.ca
10$ (étudiants-aînés 9$)
en co-présentation avec la Cinémathèque québécoise, Cinema Politica, Institut français, Consulat de France, CJPP Coalition pour la justice et la paix en Palestine, PAJU Palestiniens et Juifs Unis
introductions et discussions avec : Nasrin Himada, Shourideh C. Molavi, Norma Rantisi
traduction : Alex Sanchez, M. E. Davis, R. Jean
Ce programme de films rassemble des documentaires, une fiction et une œuvre hybride. Des regards sur la destruction de Gaza par l'armée israélienne lors de l’Opération Plomb durci (reprise par l’Opération Bordure protectrice, l’été dernier); le cloisonnement des Palestiniens en Cisjordanie et leur passage vers Israël malgré le mur et les contrôles; l’existence kafkaïenne des Palestiniens vivant en Israël; l’oppression des pêcheurs et des fermiers de Gaza; et les vies hantées par les regrets des exilés. Des conditions de vie distinctes, mais l’unité dans la résistance : « Nous ne partirons pas, nous disent-ils, et les expatriés reviendront. » Ces films partagent une vision, celle de vivre et survivre dans les décombres, derrière les murs, entre les checkpoints, sans jamais céder.
- M.E. Davis, R. Jean
Vendredi 28 novembre - 20 h 30
PLOMB DURCI (Piombo fuso) - Stefano Savona - Italie 2009 - documentaire - 80m - stf
Samedi 29 novembre - 20 h 30
(Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien)
INFILTRÉS - Khaled Jarrar - Palestine 2012 - documentaire - 70m - stf
précédé de
THOUGH I KNOW THE RIVER IS DRY - Omar Robert Hamilton - Palestine 2013 - fiction - 19m - sta
Dimanche 30 novembre - 19 h 00
PORT OF MEMORY - Kamal Al Jafari - Palestine 2009 - documentaire hybride - 62m - 35mm sta
précédé de
SAYADEEN [Fishermen] - Murat Gokmen - Palestine/UK 2013 - documentaire - 13m40 sta
DEBRIS - Abdelsalam Shehadeh - Palestine - documentaire - 17m – sta
PLOMB DURCI (Piombo fuso)
Stefano Savona - Italie 2009 - documentaire - 80m - stf
http://www.pulsemedia.it/plombdurci/
Vendredi 28 novembre - 20 h 30
Nous sommes le 6 janvier 2009, onzième jour de l'attaque israélienne contre la Bande de Gaza. Au-delà du mur infranchissable séparant Gaza du reste du monde, les bombardements aériens se poursuivent pendant que l’armée israélienne durcit son offensive terrestre.
Aucun témoin n'a réussi à forcer le barrage total que les troupes d'occupation imposent à la presse internationale. A la frontière avec l’Égypte, seuls les blessés et quelques camions de médicaments ont le droit de franchir le point de passage de Rafah.
Puis, presque par hasard, une faille imperceptible s'ouvre dans le dispositif imperméable du poste frontalier. Quelques journalistes réussissent à passer ; parmi eux, un réalisateur, avec sa caméra. Ce film montre ce que cette caméra a pu filmer au-delà de la frontière : le simple récit en images de la vie quotidienne pendant les derniers jours de l'opération "Plomb durci".
INFILTRÉS
Khaled Jarrar - Palestine 2012 - documentaire - 70m - stf
https://www.facebook.com/infiltrators.pal
Samedi 29 novembre - 20 h 30
« Nous continuerons à traverser même s’ils construisent des milliers de murs ! »
Le checkpoint est fermé. « Détour, détour ! » crie un chauffeur de taxi, annonçant une fois de plus le début d’une recherche incertaine pour contourner les innombrables obstacles limitant la circulation des Palestiniens en Cisjordanie.
INFILTRÉS est un « road movie » viscéral qui relate les déboires quotidiens des Palestiniens, de tous les milieux, qui cherchent à se déplacer à travers, dessous, sur et autour d’une matrice ahurissante de points de contrôle, mur de séparation et « postes-frontière », construits et imposés par l’armée israélienne dans les territoires occupés.
Khaled Jarrar a participé à ce « jeu » du chat et de la souris, caméra à l’épaule. « Pendant 4 ans, j’ai suivi des gens qui creusaient pendant des jours un trou sous le Mur, d’autres qui cherchaient un point faible dans la barrière électrifiée pour la couper et passer à travers, j’ai rencontré des contrebandiers, des familles brisées, des hommes et des femmes qui risquent l’emprisonnement, les blessures, la mort pour travailler «illégalement» en Israël... ils m’ont ouvert un autre monde dans lequel il est fascinant de voir l’ingéniosité des gens pour survivre, mener une vie normale, se jouer des théories sécuritaires israéliennes...montrer qu’il est impossible d’enfermer tout un peuple. »
THOUGH I KNOW THE RIVER IS DRY
Omar Robert Hamilton - Palestine 2013 - fiction - 19m - sta
http://www.riverdryfilm.com/
Samedi 29 novembre - 20 h 30
Il est retourné en Palestine. Pris entre le passé de son frère et le futur de son fils, le choix d’un homme provoque une catastrophe pour sa famille.
Le réalisateur déclare :
« La Palestine, comme sujet, peut nous paraître inaccessible et trop chargé d'histoire. Trop souvent, le drame véritable et le style sont perdus dans l'idéologie et la rectitude politique.
Mais les cinéastes ont une responsabilité, l’art possède une obligation de raconter les histoires du peuple, de raconter les histoires qui ont été enfouies. Avec ce court métrage, je pense que nous offrons une histoire pertinente et vibrante, et que nous la racontons d’une façon à la fois dramatique et provocante.
Ayant travaillé en Palestine durant les cinq dernières années, vivant là-bas un mois ou deux à chaque année, j’ai constamment pensé à comment le cinéma – notre forme d’art la plus immersive – pourrait espérer recréer ne serait-ce qu’une fraction de l’expérience palestinienne.
C’est une expérience qui est à la fois profondément complexe et remarquablement simple. Elle est autant cinématographiquement physique que psychologique et invisible. C’est vivre pour toujours dans un présent incertain, alors qu’autant les récits du passé que les possibilités du futur sont sous attaque. C’est une expérience qui doit être dite et redite d’un millier de façons différentes, celle-ci est juste l’une d’entre elles. »
PORT OF MEMORY
Kamal Al Jafari - Palestine 2009 - documentaire hybride - 62m - 35mm sta
http://kamalaljafari.com/port-of-memory/
Dimanche 30 novembre - 19 h 00
L’histoire de la ville de Jaffa, cité portuaire prospère devenue désormais l’une des parties constituantes de Tel Aviv, sert de trame de fond au plus récent film d’Aljafari, centré sur la famille de sa mère dont les membres risquent l’éviction s’ils ne sont pas capables de trouver les preuves que la maison dans laquelle ils ont vécu durant des décennies leur appartient. Leur situation est exposée avec l’habituelle subtilité d’Aljafari, qui fait aussi appel à l’humour noir et au ton pince sans rire. Ce récit squelettique fournit l'ébauche d’un portrait de la vie quotidienne dans ce qui était autrefois un quartier fort animé, presque vidé par les combats lors de la création de l'Etat d'Israël, et qui a subi des décennies de négligence de la part des autorités officielles par la suite. Durant ce temps, Jaffa a été fréquemment utilisée comme lieu de tournage pour les films d'aventure mettant en vedette des gens comme Chuck Norris. Bien que ces films aient utilisé Jaffa comme un endroit exotique générique, ils sont devenus, par un retour légèrement ironique, la source d'images documentaires sur la ville telle qu'elle fut.
SAYADEEN [Fishermen]
Murat Gokmen - Palestine/UK 2013 - documentaire - 13m40 sta
www.muratgokmen.co.uk
Dimanche 30 novembre - 19 h 00
Sayadeen veut dire pêcheur en arabe.
Forcés de pêcher à l’intérieur de trois milles des côtes, les pêcheurs de Gaza luttent pour survivre. Les ressources diminuant, ils risquent tout pour nourrir leurs familles. Ceux qui s’approchent de la limite risquent d’être arrêtés, la saisie de leur bateau et de leurs avoirs, ou de subir le tir des patrouilleurs de l’armée israélienne. Filmé en une matinée à bord d’un bateau au large de Gaza, Sayadeen nous montre ce qu’il en est de pêcher au milieu du plus strict blocus naval de la planète.
Le documentaire a été filmé grâce à l’aide de Raed, un pêcheur local. Il a embarqué l’équipe sur son hors-bord et nous avons parlé à tous ceux que nous avons croisés. L’un des pêcheurs fait un appel direct à la communauté internationale. Sa demande est simple mais importante : Ouvrir la mer.
DEBRIS
Abdelsalam Shehadeh - Palestine - documentaire - 17m – sta
Dimanche 30 novembre - 19 h 00
DEBRIS n’est pas que le récit d’un homme palestinien dont la ferme a été bulldozée et la maison démolie, c’est l’histoire de quelqu’un qui aime la vie, sa famille, son pays : un homme pleurant … C’est l’histoire de rêves qui ont des ailes, s’envolant vers le lointain avec l’intention d’atteindre le ciel. L’histoire d’une génération exposée à l’humiliation et à la brutalité, qui ressent son impuissance, mais qui se tient debout.
Cinémathèque québécoise, Salle Claude Jutra
335, boul. de Maisonneuve est, Montréal H2X 1K1 - Métro Berri-UQAM
http://www.cinematheque.qc.ca
10$ (étudiants-aînés 9$)
en co-présentation avec la Cinémathèque québécoise, Cinema Politica, Institut français, Consulat de France, CJPP Coalition pour la justice et la paix en Palestine, PAJU Palestiniens et Juifs Unis
introductions et discussions avec : Nasrin Himada, Shourideh C. Molavi, Norma Rantisi
traduction : Alex Sanchez, M. E. Davis, R. Jean
Ce programme de films rassemble des documentaires, une fiction et une œuvre hybride. Des regards sur la destruction de Gaza par l'armée israélienne lors de l’Opération Plomb durci (reprise par l’Opération Bordure protectrice, l’été dernier); le cloisonnement des Palestiniens en Cisjordanie et leur passage vers Israël malgré le mur et les contrôles; l’existence kafkaïenne des Palestiniens vivant en Israël; l’oppression des pêcheurs et des fermiers de Gaza; et les vies hantées par les regrets des exilés. Des conditions de vie distinctes, mais l’unité dans la résistance : « Nous ne partirons pas, nous disent-ils, et les expatriés reviendront. » Ces films partagent une vision, celle de vivre et survivre dans les décombres, derrière les murs, entre les checkpoints, sans jamais céder.
- M.E. Davis, R. Jean
Vendredi 28 novembre - 20 h 30
PLOMB DURCI (Piombo fuso) - Stefano Savona - Italie 2009 - documentaire - 80m - stf
Samedi 29 novembre - 20 h 30
(Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien)
INFILTRÉS - Khaled Jarrar - Palestine 2012 - documentaire - 70m - stf
précédé de
THOUGH I KNOW THE RIVER IS DRY - Omar Robert Hamilton - Palestine 2013 - fiction - 19m - sta
Dimanche 30 novembre - 19 h 00
PORT OF MEMORY - Kamal Al Jafari - Palestine 2009 - documentaire hybride - 62m - 35mm sta
précédé de
SAYADEEN [Fishermen] - Murat Gokmen - Palestine/UK 2013 - documentaire - 13m40 sta
DEBRIS - Abdelsalam Shehadeh - Palestine - documentaire - 17m – sta
Stefano Savona - Italie 2009 - documentaire - 80m - stf
http://www.pulsemedia.it/plombdurci/
Vendredi 28 novembre - 20 h 30
Nous sommes le 6 janvier 2009, onzième jour de l'attaque israélienne contre la Bande de Gaza. Au-delà du mur infranchissable séparant Gaza du reste du monde, les bombardements aériens se poursuivent pendant que l’armée israélienne durcit son offensive terrestre.
Aucun témoin n'a réussi à forcer le barrage total que les troupes d'occupation imposent à la presse internationale. A la frontière avec l’Égypte, seuls les blessés et quelques camions de médicaments ont le droit de franchir le point de passage de Rafah.
Puis, presque par hasard, une faille imperceptible s'ouvre dans le dispositif imperméable du poste frontalier. Quelques journalistes réussissent à passer ; parmi eux, un réalisateur, avec sa caméra. Ce film montre ce que cette caméra a pu filmer au-delà de la frontière : le simple récit en images de la vie quotidienne pendant les derniers jours de l'opération "Plomb durci".
INFILTRÉS
Khaled Jarrar - Palestine 2012 - documentaire - 70m - stf
https://www.facebook.com/infiltrators.pal
Samedi 29 novembre - 20 h 30
« Nous continuerons à traverser même s’ils construisent des milliers de murs ! »
Le checkpoint est fermé. « Détour, détour ! » crie un chauffeur de taxi, annonçant une fois de plus le début d’une recherche incertaine pour contourner les innombrables obstacles limitant la circulation des Palestiniens en Cisjordanie.
INFILTRÉS est un « road movie » viscéral qui relate les déboires quotidiens des Palestiniens, de tous les milieux, qui cherchent à se déplacer à travers, dessous, sur et autour d’une matrice ahurissante de points de contrôle, mur de séparation et « postes-frontière », construits et imposés par l’armée israélienne dans les territoires occupés.
Khaled Jarrar a participé à ce « jeu » du chat et de la souris, caméra à l’épaule. « Pendant 4 ans, j’ai suivi des gens qui creusaient pendant des jours un trou sous le Mur, d’autres qui cherchaient un point faible dans la barrière électrifiée pour la couper et passer à travers, j’ai rencontré des contrebandiers, des familles brisées, des hommes et des femmes qui risquent l’emprisonnement, les blessures, la mort pour travailler «illégalement» en Israël... ils m’ont ouvert un autre monde dans lequel il est fascinant de voir l’ingéniosité des gens pour survivre, mener une vie normale, se jouer des théories sécuritaires israéliennes...montrer qu’il est impossible d’enfermer tout un peuple. »
THOUGH I KNOW THE RIVER IS DRY
Omar Robert Hamilton - Palestine 2013 - fiction - 19m - sta
http://www.riverdryfilm.com/
Samedi 29 novembre - 20 h 30
Il est retourné en Palestine. Pris entre le passé de son frère et le futur de son fils, le choix d’un homme provoque une catastrophe pour sa famille.
Le réalisateur déclare :
« La Palestine, comme sujet, peut nous paraître inaccessible et trop chargé d'histoire. Trop souvent, le drame véritable et le style sont perdus dans l'idéologie et la rectitude politique.
Mais les cinéastes ont une responsabilité, l’art possède une obligation de raconter les histoires du peuple, de raconter les histoires qui ont été enfouies. Avec ce court métrage, je pense que nous offrons une histoire pertinente et vibrante, et que nous la racontons d’une façon à la fois dramatique et provocante.
Ayant travaillé en Palestine durant les cinq dernières années, vivant là-bas un mois ou deux à chaque année, j’ai constamment pensé à comment le cinéma – notre forme d’art la plus immersive – pourrait espérer recréer ne serait-ce qu’une fraction de l’expérience palestinienne.
C’est une expérience qui est à la fois profondément complexe et remarquablement simple. Elle est autant cinématographiquement physique que psychologique et invisible. C’est vivre pour toujours dans un présent incertain, alors qu’autant les récits du passé que les possibilités du futur sont sous attaque. C’est une expérience qui doit être dite et redite d’un millier de façons différentes, celle-ci est juste l’une d’entre elles. »
PORT OF MEMORY
Kamal Al Jafari - Palestine 2009 - documentaire hybride - 62m - 35mm sta
http://kamalaljafari.com/port-of-memory/
Dimanche 30 novembre - 19 h 00
L’histoire de la ville de Jaffa, cité portuaire prospère devenue désormais l’une des parties constituantes de Tel Aviv, sert de trame de fond au plus récent film d’Aljafari, centré sur la famille de sa mère dont les membres risquent l’éviction s’ils ne sont pas capables de trouver les preuves que la maison dans laquelle ils ont vécu durant des décennies leur appartient. Leur situation est exposée avec l’habituelle subtilité d’Aljafari, qui fait aussi appel à l’humour noir et au ton pince sans rire. Ce récit squelettique fournit l'ébauche d’un portrait de la vie quotidienne dans ce qui était autrefois un quartier fort animé, presque vidé par les combats lors de la création de l'Etat d'Israël, et qui a subi des décennies de négligence de la part des autorités officielles par la suite. Durant ce temps, Jaffa a été fréquemment utilisée comme lieu de tournage pour les films d'aventure mettant en vedette des gens comme Chuck Norris. Bien que ces films aient utilisé Jaffa comme un endroit exotique générique, ils sont devenus, par un retour légèrement ironique, la source d'images documentaires sur la ville telle qu'elle fut.
SAYADEEN [Fishermen]
Murat Gokmen - Palestine/UK 2013 - documentaire - 13m40 sta
www.muratgokmen.co.uk
Dimanche 30 novembre - 19 h 00
Sayadeen veut dire pêcheur en arabe.
Forcés de pêcher à l’intérieur de trois milles des côtes, les pêcheurs de Gaza luttent pour survivre. Les ressources diminuant, ils risquent tout pour nourrir leurs familles. Ceux qui s’approchent de la limite risquent d’être arrêtés, la saisie de leur bateau et de leurs avoirs, ou de subir le tir des patrouilleurs de l’armée israélienne. Filmé en une matinée à bord d’un bateau au large de Gaza, Sayadeen nous montre ce qu’il en est de pêcher au milieu du plus strict blocus naval de la planète.
Le documentaire a été filmé grâce à l’aide de Raed, un pêcheur local. Il a embarqué l’équipe sur son hors-bord et nous avons parlé à tous ceux que nous avons croisés. L’un des pêcheurs fait un appel direct à la communauté internationale. Sa demande est simple mais importante : Ouvrir la mer.
DEBRIS
Abdelsalam Shehadeh - Palestine - documentaire - 17m – sta
Dimanche 30 novembre - 19 h 00
DEBRIS n’est pas que le récit d’un homme palestinien dont la ferme a été bulldozée et la maison démolie, c’est l’histoire de quelqu’un qui aime la vie, sa famille, son pays : un homme pleurant … C’est l’histoire de rêves qui ont des ailes, s’envolant vers le lointain avec l’intention d’atteindre le ciel. L’histoire d’une génération exposée à l’humiliation et à la brutalité, qui ressent son impuissance, mais qui se tient debout.
17 avril 2011
7 avril 2011
Juliano Mer Khamis 1958-2011
April 5, 2011 - by South/South
A 21 minute documentary about the work of Juliano Mer Khamis the half-Jewish half-Palestinian director of Jenin's Freedom Theatre who was assassinated a couple of days ago.
3 novembre 2010
Apartheid Video Contest : Résultats
Mars 2011: Apartheid Video Contest
http://www.itisapartheid.info/
www.roadmaptoapartheid.org
Israeli Apartheid 5 (finalist) / photo-montage
www.australiansforpalestine.com
21 septembre 2010
Regards Palestiniens 7e édition
Le dimanche 3 octobre 2010 (en association avec Cinéma du Parc)
19h - Budrus, de Julia Bacha, 2009, 70 min., sous-titres anglais
21h - Rachel, de Simone Bitton, 2009, 90 min., sous-titres français
Les 5 et 6 octobre 2010
Les documentaires de Nasri Hajjaj
Mardi 5 octobre 21h – Comme disait le poète, 2009, 58 min., sous-titres français
Mercredi 6 octobre 21h – The Shadow of Absence, 2007, 84 min., sous-titres anglais
Le 7 octobre 19h - Budrus (2e séance)
Au Cinéma du Parc
3575 av. du Parc – 514 281-1900
http://www.cinemaduparc.com
admission 11$ / 8$ pour jeunes et aînés (le mardi : admission pour tous 8$)
Les documentaires de Nasri Hajjaj
Nasri Hajjaj est né à Ein El Helwe, un camp de réfugiés palestiniens au Liban. Après 20 ans de carrière en tant que journaliste, il se tourne vers le cinéma documentaire. « L'Ombre de l'absence » (2007) remporte le Prix Muhr de bronze au Festival international du Film de Dubai en 2007. « Comme disait le poète » (2009) a été sélectionné pour de nombreux festivals à travers le monde.
COMME DISAIT LE POÈTE (AS THE POET SAID)
Liban 2009 – 58 min. – version originale anglaise, française, arabe, kurde, portugaise, hébreu - sous-titres français - digibeta
mardi 5 octobre à 21h
Écrit, produit et réalisé par Nasri Hajjaj – Avec le soutien du Ministère palestinien de la Culture et The Friends of the Welfare Association – Cinématographie Jocelyne Abi Gabiel – Musique et chant improvisé Hiba Al-Kawas – Montage Marcello d’Aloisio – Montage sonore Rana Eid
Un hymne évocateur et lyrique au célèbre poète Palestinien Mahmoud Darwish, décédé en 2008. Dans ce film contemplatif, le réalisateur Nasri Hajjaj nous fait voyager dans la vie de Darwish. Il visite les villes et villages où vécut le poète, rencontre ses contemporains, écrivains et amoureux de son travail, et juxtapose cette mosaïque de souvenirs et de réflexions avec des lectures des oeuvres de Darwish. Cet hommage émouvant est une parfaite épitaphe pour un homme dont les mots et les rêves ont inspiré toute une génération. Ce film est également un parcours à travers l’oeuvre de Darwish, qu’elles soient lues ou récitées par lui-même, ou par d'autres poètes : Jose Saramago, Wole Soyinka, Dominique de Villepin, Yitzhak Laor, Michael Palmer, Sherko Bekas, Ahmed Dahbour, Jumana Haddad.
SÉLECTION OFFICIELLE DANS LES FESTIVALS SUIVANTS :
Internationales Dokumentarfilmfestival München
Dubai International Film Festival
Documentary Film Festival in Tunis « Doc à Tunis 2010 »
Festival international du Cinéma méditerranéen de Tétouan
London Palestine Film Festival, UK
Houston Palestine Film Festival, USA
Projection au théâtre de l'Odéon, à Paris
THE SHADOW OF ABSENCE (L’OMBRE DE L’ABSENCE)
Liban 2007 – 84 min. – Version originale arabe, française, hébreu, bulgare – Sous-titres anglais - digibeta
mercredi 6 octobre à 21h
Écrit et réalisé par Nasri Hajjaj - Produit par Familia Productions et Nasri Hajjaj - Cinématographie Khaled Belkhiria et Ali Bin Abdallah - Montage Michèle Tyan - Musique Hiba Alkawass, Sami Totah, Henryk Gorecki, Kamilia Jubran
"Né en Palestine. Mort au Liban.", "Né en Palestine. Mort en Syrie.", "Né en Palestine. Mort en Jordanie." La caméra passe à travers une interminable rangée de pierres tombales blanches. The Shadow of Absence utilise la mort comme sujet pour aboutir à une puissante déclaration sur la vie palestinienne. Le réalisateur Nasri Hajjaj incorpore des éléments de sa propre histoire personnelle disloquée au récit collectif palestinien, inversant ainsi le point de vue classique des documentaires sur la Nakba: les Palestiniens se voient refuser le droit de mourir et d'être inhumés dans leur patrie. Comment est-ce qu’un Juif de n'importe quel endroit du monde peut décider de faire enterrer son corps en Israël tandis qu'un Palestinien vivant à quelques kilomètres, en Cisjordanie ou au Liban, ne peut-il pas choisir le repos éternel dans sa terre ? The Shadow of Absence est un portrait vif et douloureux de la fragmentation personnelle et collective. Poésie, musique, images et prose font de ce documentaire une œuvre d'art, une chanson pour une lointaine patrie, regrettée dans la mort tout comme dans la vie.
SÉLECTION OFFICIELLE DANS LES FESTIVALS SUIVANTS :
Prix Muhr de bronze : Dubai International Film Festival
Festival international du Cinéma méditerranéen de Tétouan
Euro-Arab Film Festival, Amman, Jordanie
L'Institut de Monde Arabe, Paris
Boston Palestine Film Festival, USA
London Palestine Film Festival, UK
BUDRUS
de Julia Bacha, 2009, 70 min., sous-titres anglais
http://www.justvision.org/budrus
dimanche 3 octobre 2010 à 19h et jeudi 7 octobre à 19h
D’après le New York Times, qui le considère comme ¨l’incontournable documentaire de l’année¨, Budrus suit le parcours d’un leader palestinien qui, avec la collaboration d’activistes israéliens, rassemble toutes les factions politiques de sa communauté pour s’opposer de façon non-violente à la construction de la barrière de sécurité qui menace de détruire son village. Son projet ne semble pas avoir de chances de réussir jusqu’à ce que sa fille, âgée de 15 ans, Iltezam, organise un contingent de femmes qui se place en première ligne de cet affrontement. Le père et sa fille ont ainsi créé un mouvement de résistance, basé sur la non-violence, qui continue aujourd’hui à se propager dans la région.
GAGNANT, PANORAMA PRIX DU PUBLIC, DEUXIEME PRIX, BERLIN INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, MENTION SPECIALE DU JURY, TRIBECA FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, PRIX DU PUBLIC, SAN FRANCISCO INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, HONORABLE MENTION FOR BEST DOCUMENTARY IN THE SPIRIT OF FREEDOM AWARD, JERUSALEM INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2010
GAGNANT, WITNESS AWARD AU SILVERDOCS FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, MENTION HONORABLE DU JURY, DOCUMENTA MADRID 2010
GAGNANT, AMNESTY ITALIA AWARD, PESARO FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, FOUNDERS PRIZE, BEST OF FEST, NONFICTION, TRAVERSE CITY FILM FESTIVAL, 2010
CULTURAL BRIDGE GALA, DUBAI INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2009
SELECTION OFFICIELLE, HOT DOCS FILM FESTIVAL, 2010
SELECTION OFFICIELLE, SYDNEY FILM FESTIVAL, 2010
RACHEL
de Simone Bitton, 2009, 90 min., sous-titres français
http://www.filmsduparadoxe.com/rachelcat.html
dimanche 3 octobre à 21h
23 ans. Américaine. Pacifiste. Écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Pourquoi?
Ce film est une enquête cinématographique sur la mort de la pacifiste américaine Rachel Corrie, écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne en 2003 dans la bande de Gaza.
RACHEL est construit comme une enquête policière. Le film passe au crible les dépositions des témoins de tous les bords de cette affaire : les palestiniens, les collègues de Rachel présents lors de son décès, les porte-paroles de l’armée israélienne, les opérateurs de tanks, les médecins palestiniens et israéliens qui ont examiné le corps de la défunte ainsi que les parents de Rachel.
Rachel Corrie était une jeune personne idéaliste et courageuse, horrifiée par les terribles injustices que subissent les habitants de Gaza. Elle ne voulait pas de mal à Israël. Elle refusait tout simplement l’idée que l’armée israélienne puisse détruire les maisons de centaines de résidents palestiniens pour assurer la sécurité de son territoire.
Le courage et la pureté des motivations de Rachel ne font que rendre sa mort encore plus bouleversante et inacceptable. Rachel est un grand film tragique.
Simone Bitton est une réalisatrice franco-israélienne qui réside présentement à Paris. Elle a plus de 15 documentaires à son actif. Sa filmographie démontre son attachement personnel et professionnel à une meilleure représentation des histoires et cultures complexes du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord.
« Un film frappant et émouvant » - HOWARD ZINN
« À ne pas manquer » - JUDY REBICK
« D’une honnêteté totale » - L’HUMANITÉ
« Un documentaire beau et puissant » - LES INROCKUPTIBLES
19h - Budrus, de Julia Bacha, 2009, 70 min., sous-titres anglais
21h - Rachel, de Simone Bitton, 2009, 90 min., sous-titres français
Les 5 et 6 octobre 2010
Les documentaires de Nasri Hajjaj
Mardi 5 octobre 21h – Comme disait le poète, 2009, 58 min., sous-titres français
Mercredi 6 octobre 21h – The Shadow of Absence, 2007, 84 min., sous-titres anglais
Le 7 octobre 19h - Budrus (2e séance)
Au Cinéma du Parc
3575 av. du Parc – 514 281-1900
http://www.cinemaduparc.com
admission 11$ / 8$ pour jeunes et aînés (le mardi : admission pour tous 8$)
Les documentaires de Nasri Hajjaj
Nasri Hajjaj est né à Ein El Helwe, un camp de réfugiés palestiniens au Liban. Après 20 ans de carrière en tant que journaliste, il se tourne vers le cinéma documentaire. « L'Ombre de l'absence » (2007) remporte le Prix Muhr de bronze au Festival international du Film de Dubai en 2007. « Comme disait le poète » (2009) a été sélectionné pour de nombreux festivals à travers le monde.
COMME DISAIT LE POÈTE (AS THE POET SAID)
Liban 2009 – 58 min. – version originale anglaise, française, arabe, kurde, portugaise, hébreu - sous-titres français - digibeta
mardi 5 octobre à 21h
Écrit, produit et réalisé par Nasri Hajjaj – Avec le soutien du Ministère palestinien de la Culture et The Friends of the Welfare Association – Cinématographie Jocelyne Abi Gabiel – Musique et chant improvisé Hiba Al-Kawas – Montage Marcello d’Aloisio – Montage sonore Rana Eid
Un hymne évocateur et lyrique au célèbre poète Palestinien Mahmoud Darwish, décédé en 2008. Dans ce film contemplatif, le réalisateur Nasri Hajjaj nous fait voyager dans la vie de Darwish. Il visite les villes et villages où vécut le poète, rencontre ses contemporains, écrivains et amoureux de son travail, et juxtapose cette mosaïque de souvenirs et de réflexions avec des lectures des oeuvres de Darwish. Cet hommage émouvant est une parfaite épitaphe pour un homme dont les mots et les rêves ont inspiré toute une génération. Ce film est également un parcours à travers l’oeuvre de Darwish, qu’elles soient lues ou récitées par lui-même, ou par d'autres poètes : Jose Saramago, Wole Soyinka, Dominique de Villepin, Yitzhak Laor, Michael Palmer, Sherko Bekas, Ahmed Dahbour, Jumana Haddad.
SÉLECTION OFFICIELLE DANS LES FESTIVALS SUIVANTS :
Internationales Dokumentarfilmfestival München
Dubai International Film Festival
Documentary Film Festival in Tunis « Doc à Tunis 2010 »
Festival international du Cinéma méditerranéen de Tétouan
London Palestine Film Festival, UK
Houston Palestine Film Festival, USA
Projection au théâtre de l'Odéon, à Paris
THE SHADOW OF ABSENCE (L’OMBRE DE L’ABSENCE)
Liban 2007 – 84 min. – Version originale arabe, française, hébreu, bulgare – Sous-titres anglais - digibeta
mercredi 6 octobre à 21h
Écrit et réalisé par Nasri Hajjaj - Produit par Familia Productions et Nasri Hajjaj - Cinématographie Khaled Belkhiria et Ali Bin Abdallah - Montage Michèle Tyan - Musique Hiba Alkawass, Sami Totah, Henryk Gorecki, Kamilia Jubran
"Né en Palestine. Mort au Liban.", "Né en Palestine. Mort en Syrie.", "Né en Palestine. Mort en Jordanie." La caméra passe à travers une interminable rangée de pierres tombales blanches. The Shadow of Absence utilise la mort comme sujet pour aboutir à une puissante déclaration sur la vie palestinienne. Le réalisateur Nasri Hajjaj incorpore des éléments de sa propre histoire personnelle disloquée au récit collectif palestinien, inversant ainsi le point de vue classique des documentaires sur la Nakba: les Palestiniens se voient refuser le droit de mourir et d'être inhumés dans leur patrie. Comment est-ce qu’un Juif de n'importe quel endroit du monde peut décider de faire enterrer son corps en Israël tandis qu'un Palestinien vivant à quelques kilomètres, en Cisjordanie ou au Liban, ne peut-il pas choisir le repos éternel dans sa terre ? The Shadow of Absence est un portrait vif et douloureux de la fragmentation personnelle et collective. Poésie, musique, images et prose font de ce documentaire une œuvre d'art, une chanson pour une lointaine patrie, regrettée dans la mort tout comme dans la vie.
SÉLECTION OFFICIELLE DANS LES FESTIVALS SUIVANTS :
Prix Muhr de bronze : Dubai International Film Festival
Festival international du Cinéma méditerranéen de Tétouan
Euro-Arab Film Festival, Amman, Jordanie
L'Institut de Monde Arabe, Paris
Boston Palestine Film Festival, USA
London Palestine Film Festival, UK
BUDRUS
de Julia Bacha, 2009, 70 min., sous-titres anglais
http://www.justvision.org/budrus
dimanche 3 octobre 2010 à 19h et jeudi 7 octobre à 19h
D’après le New York Times, qui le considère comme ¨l’incontournable documentaire de l’année¨, Budrus suit le parcours d’un leader palestinien qui, avec la collaboration d’activistes israéliens, rassemble toutes les factions politiques de sa communauté pour s’opposer de façon non-violente à la construction de la barrière de sécurité qui menace de détruire son village. Son projet ne semble pas avoir de chances de réussir jusqu’à ce que sa fille, âgée de 15 ans, Iltezam, organise un contingent de femmes qui se place en première ligne de cet affrontement. Le père et sa fille ont ainsi créé un mouvement de résistance, basé sur la non-violence, qui continue aujourd’hui à se propager dans la région.
GAGNANT, PANORAMA PRIX DU PUBLIC, DEUXIEME PRIX, BERLIN INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, MENTION SPECIALE DU JURY, TRIBECA FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, PRIX DU PUBLIC, SAN FRANCISCO INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, HONORABLE MENTION FOR BEST DOCUMENTARY IN THE SPIRIT OF FREEDOM AWARD, JERUSALEM INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2010
GAGNANT, WITNESS AWARD AU SILVERDOCS FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, MENTION HONORABLE DU JURY, DOCUMENTA MADRID 2010
GAGNANT, AMNESTY ITALIA AWARD, PESARO FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, FOUNDERS PRIZE, BEST OF FEST, NONFICTION, TRAVERSE CITY FILM FESTIVAL, 2010
CULTURAL BRIDGE GALA, DUBAI INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2009
SELECTION OFFICIELLE, HOT DOCS FILM FESTIVAL, 2010
SELECTION OFFICIELLE, SYDNEY FILM FESTIVAL, 2010
RACHEL
de Simone Bitton, 2009, 90 min., sous-titres français
http://www.filmsduparadoxe.com/rachelcat.html
dimanche 3 octobre à 21h
23 ans. Américaine. Pacifiste. Écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Pourquoi?
Ce film est une enquête cinématographique sur la mort de la pacifiste américaine Rachel Corrie, écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne en 2003 dans la bande de Gaza.
RACHEL est construit comme une enquête policière. Le film passe au crible les dépositions des témoins de tous les bords de cette affaire : les palestiniens, les collègues de Rachel présents lors de son décès, les porte-paroles de l’armée israélienne, les opérateurs de tanks, les médecins palestiniens et israéliens qui ont examiné le corps de la défunte ainsi que les parents de Rachel.
Rachel Corrie était une jeune personne idéaliste et courageuse, horrifiée par les terribles injustices que subissent les habitants de Gaza. Elle ne voulait pas de mal à Israël. Elle refusait tout simplement l’idée que l’armée israélienne puisse détruire les maisons de centaines de résidents palestiniens pour assurer la sécurité de son territoire.
Le courage et la pureté des motivations de Rachel ne font que rendre sa mort encore plus bouleversante et inacceptable. Rachel est un grand film tragique.
Simone Bitton est une réalisatrice franco-israélienne qui réside présentement à Paris. Elle a plus de 15 documentaires à son actif. Sa filmographie démontre son attachement personnel et professionnel à une meilleure représentation des histoires et cultures complexes du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord.
« Un film frappant et émouvant » - HOWARD ZINN
« À ne pas manquer » - JUDY REBICK
« D’une honnêteté totale » - L’HUMANITÉ
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