Le dimanche 3 octobre 2010 (en association avec Cinéma du Parc)
19h - Budrus, de Julia Bacha, 2009, 70 min., sous-titres anglais
21h - Rachel, de Simone Bitton, 2009, 90 min., sous-titres français
Les 5 et 6 octobre 2010
Les documentaires de Nasri Hajjaj
Mardi 5 octobre 21h – Comme disait le poète, 2009, 58 min., sous-titres français
Mercredi 6 octobre 21h – The Shadow of Absence, 2007, 84 min., sous-titres anglais
Le 7 octobre 19h - Budrus (2e séance)
Au Cinéma du Parc
3575 av. du Parc – 514 281-1900
http://www.cinemaduparc.com
admission 11$ / 8$ pour jeunes et aînés (le mardi : admission pour tous 8$)
Les documentaires de Nasri Hajjaj
Nasri Hajjaj est né à Ein El Helwe, un camp de réfugiés palestiniens au Liban. Après 20 ans de carrière en tant que journaliste, il se tourne vers le cinéma documentaire. « L'Ombre de l'absence » (2007) remporte le Prix Muhr de bronze au Festival international du Film de Dubai en 2007. « Comme disait le poète » (2009) a été sélectionné pour de nombreux festivals à travers le monde.
COMME DISAIT LE POÈTE (AS THE POET SAID)
Liban 2009 – 58 min. – version originale anglaise, française, arabe, kurde, portugaise, hébreu - sous-titres français - digibeta
mardi 5 octobre à 21h
Écrit, produit et réalisé par Nasri Hajjaj – Avec le soutien du Ministère palestinien de la Culture et The Friends of the Welfare Association – Cinématographie Jocelyne Abi Gabiel – Musique et chant improvisé Hiba Al-Kawas – Montage Marcello d’Aloisio – Montage sonore Rana Eid
Un hymne évocateur et lyrique au célèbre poète Palestinien Mahmoud Darwish, décédé en 2008. Dans ce film contemplatif, le réalisateur Nasri Hajjaj nous fait voyager dans la vie de Darwish. Il visite les villes et villages où vécut le poète, rencontre ses contemporains, écrivains et amoureux de son travail, et juxtapose cette mosaïque de souvenirs et de réflexions avec des lectures des oeuvres de Darwish. Cet hommage émouvant est une parfaite épitaphe pour un homme dont les mots et les rêves ont inspiré toute une génération. Ce film est également un parcours à travers l’oeuvre de Darwish, qu’elles soient lues ou récitées par lui-même, ou par d'autres poètes : Jose Saramago, Wole Soyinka, Dominique de Villepin, Yitzhak Laor, Michael Palmer, Sherko Bekas, Ahmed Dahbour, Jumana Haddad.
SÉLECTION OFFICIELLE DANS LES FESTIVALS SUIVANTS :
Internationales Dokumentarfilmfestival München
Dubai International Film Festival
Documentary Film Festival in Tunis « Doc à Tunis 2010 »
Festival international du Cinéma méditerranéen de Tétouan
London Palestine Film Festival, UK
Houston Palestine Film Festival, USA
Projection au théâtre de l'Odéon, à Paris
THE SHADOW OF ABSENCE (L’OMBRE DE L’ABSENCE)
Liban 2007 – 84 min. – Version originale arabe, française, hébreu, bulgare – Sous-titres anglais - digibeta
mercredi 6 octobre à 21h
Écrit et réalisé par Nasri Hajjaj - Produit par Familia Productions et Nasri Hajjaj - Cinématographie Khaled Belkhiria et Ali Bin Abdallah - Montage Michèle Tyan - Musique Hiba Alkawass, Sami Totah, Henryk Gorecki, Kamilia Jubran
"Né en Palestine. Mort au Liban.", "Né en Palestine. Mort en Syrie.", "Né en Palestine. Mort en Jordanie." La caméra passe à travers une interminable rangée de pierres tombales blanches. The Shadow of Absence utilise la mort comme sujet pour aboutir à une puissante déclaration sur la vie palestinienne. Le réalisateur Nasri Hajjaj incorpore des éléments de sa propre histoire personnelle disloquée au récit collectif palestinien, inversant ainsi le point de vue classique des documentaires sur la Nakba: les Palestiniens se voient refuser le droit de mourir et d'être inhumés dans leur patrie. Comment est-ce qu’un Juif de n'importe quel endroit du monde peut décider de faire enterrer son corps en Israël tandis qu'un Palestinien vivant à quelques kilomètres, en Cisjordanie ou au Liban, ne peut-il pas choisir le repos éternel dans sa terre ? The Shadow of Absence est un portrait vif et douloureux de la fragmentation personnelle et collective. Poésie, musique, images et prose font de ce documentaire une œuvre d'art, une chanson pour une lointaine patrie, regrettée dans la mort tout comme dans la vie.
SÉLECTION OFFICIELLE DANS LES FESTIVALS SUIVANTS :
Prix Muhr de bronze : Dubai International Film Festival
Festival international du Cinéma méditerranéen de Tétouan
Euro-Arab Film Festival, Amman, Jordanie
L'Institut de Monde Arabe, Paris
Boston Palestine Film Festival, USA
London Palestine Film Festival, UK
BUDRUS
de Julia Bacha, 2009, 70 min., sous-titres anglais
http://www.justvision.org/budrus
dimanche 3 octobre 2010 à 19h et jeudi 7 octobre à 19h
D’après le New York Times, qui le considère comme ¨l’incontournable documentaire de l’année¨, Budrus suit le parcours d’un leader palestinien qui, avec la collaboration d’activistes israéliens, rassemble toutes les factions politiques de sa communauté pour s’opposer de façon non-violente à la construction de la barrière de sécurité qui menace de détruire son village. Son projet ne semble pas avoir de chances de réussir jusqu’à ce que sa fille, âgée de 15 ans, Iltezam, organise un contingent de femmes qui se place en première ligne de cet affrontement. Le père et sa fille ont ainsi créé un mouvement de résistance, basé sur la non-violence, qui continue aujourd’hui à se propager dans la région.
GAGNANT, PANORAMA PRIX DU PUBLIC, DEUXIEME PRIX, BERLIN INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, MENTION SPECIALE DU JURY, TRIBECA FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, PRIX DU PUBLIC, SAN FRANCISCO INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, HONORABLE MENTION FOR BEST DOCUMENTARY IN THE SPIRIT OF FREEDOM AWARD, JERUSALEM INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2010
GAGNANT, WITNESS AWARD AU SILVERDOCS FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, MENTION HONORABLE DU JURY, DOCUMENTA MADRID 2010
GAGNANT, AMNESTY ITALIA AWARD, PESARO FILM FESTIVAL, 2010
GAGNANT, FOUNDERS PRIZE, BEST OF FEST, NONFICTION, TRAVERSE CITY FILM FESTIVAL, 2010
CULTURAL BRIDGE GALA, DUBAI INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2009
SELECTION OFFICIELLE, HOT DOCS FILM FESTIVAL, 2010
SELECTION OFFICIELLE, SYDNEY FILM FESTIVAL, 2010
RACHEL
de Simone Bitton, 2009, 90 min., sous-titres français
http://www.filmsduparadoxe.com/rachelcat.html
dimanche 3 octobre à 21h
23 ans. Américaine. Pacifiste. Écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Pourquoi?
Ce film est une enquête cinématographique sur la mort de la pacifiste américaine Rachel Corrie, écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne en 2003 dans la bande de Gaza.
RACHEL est construit comme une enquête policière. Le film passe au crible les dépositions des témoins de tous les bords de cette affaire : les palestiniens, les collègues de Rachel présents lors de son décès, les porte-paroles de l’armée israélienne, les opérateurs de tanks, les médecins palestiniens et israéliens qui ont examiné le corps de la défunte ainsi que les parents de Rachel.
Rachel Corrie était une jeune personne idéaliste et courageuse, horrifiée par les terribles injustices que subissent les habitants de Gaza. Elle ne voulait pas de mal à Israël. Elle refusait tout simplement l’idée que l’armée israélienne puisse détruire les maisons de centaines de résidents palestiniens pour assurer la sécurité de son territoire.
Le courage et la pureté des motivations de Rachel ne font que rendre sa mort encore plus bouleversante et inacceptable. Rachel est un grand film tragique.
Simone Bitton est une réalisatrice franco-israélienne qui réside présentement à Paris. Elle a plus de 15 documentaires à son actif. Sa filmographie démontre son attachement personnel et professionnel à une meilleure représentation des histoires et cultures complexes du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord.
« Un film frappant et émouvant » - HOWARD ZINN
« À ne pas manquer » - JUDY REBICK
« D’une honnêteté totale » - L’HUMANITÉ
« Un documentaire beau et puissant » - LES INROCKUPTIBLES
Un collectif montréalais qui se consacre à l'organisation d'événements cinématographiques reflétant l'expression artistique et culturelle palestinienne
21 septembre 2010
20 septembre 2010
7 avril 2010
Regards palestiniens VI
Évocations de la Nakba (1948)
Deux séances de cinéma: 11-12 mai 2010
Une sélection de documentaires au sujet de la Nakba et de ses conséquences.
Cinéma du Parc
cinemaduparc.com
3575 av. du Parc, t. 514 281-1900
11 mai 21h00 (admission: 8$)
Over their Dead Bodies: Tantura - Arab Lotfy - Égypte-Liban 2008, 112 min., s.-t. ang.
12 mai 21h00 (admission: 11$ / 8$ pour jeunes et aînés)
Zahra - Mohammad Bakri, Palestine 2009, 63 min., v.o. arabe, s.-t. fr.
précédé de:
Arthur Balfour and Me - Charlotte Cornic, G.B. 2007, 11 min., v.o. anglaise, s.-t. fr.
et suivi de:
Strangers in my Home - Sahera Dirbas, Palestine 2007, 37 min., v.o. arabe, hébreu, anglaise, s.-t. ang.
Avec l'appui de: Cinéma du Parc, la CJPP (Coalition pour la Justice et la Paix en Palestine), Tadamon, AMP (Aide médicale pour la Palestine), NCCAR-CNRCA (Conseil national des Relations canado-arabes), PAJU (Palestiniens et Juifs Unis), École de cinéma Mel Hoppenheim, CJP-UQAM
OVER THEIR DEAD BODIES: TANTURA, THE FORGOTTEN MASSACRE
Réalisatrice : Arab Loutfi – Égypte-Liban, 2008 - 113 minutes
Ce film expose les témoignages de résidents de Tantoura, un village palestinien situé au sud de Haïfa, ayant subi un « nettoyage » commis par les troupes de la Haganah en mai 1948. De nombreux Palestiniens ont été tués et des centaines emprisonnés. Les survivants ont fui vers le village voisin de Fureidis, qui a été sauvé de la destruction grâce à l'intervention de résidents juifs des villes voisines. Les autres survivants sont devenus des réfugiés en Cisjordanie, au Liban, en Jordanie et en Syrie.
Arab Lotfy vit au Caire, elle a réalisé 30 films depuis ses études à l'Institut Supérieur du Cinéma Egyptien en 1976, elle a également organisé des ateliers sur les droits des femmes en Jordanie et au Canada.
ZAHRA
Réalisateur : Mohammed Bakri - Palestine, 2009 - 63 minutes
Zahra, originaire d'un village palestinien de la Galilée, est le personnage central de ce documentaire qui raconte, à travers un récit lyrique, la transformation radicale de la population majoritaire palestinienne en une minorité privée de ses droits sur ses propres terres.
Mohammed Bakri est un éminent acteur et cinéaste palestinien dont le documentaire « Jenin, Jenin » a remporté le prix du meilleur film au Festival international du Film de Carthage en 2002.
ARTHUR BALFOUR AND ME
Réalisatrice : Charlotte Cornic - Écosse 2007 - 11 minutes
Récit intimiste sur les gestes posés par un politicien né en 1848 dans une somptueuse demeure familiale en Écosse, et leurs répercussions sur la vie d'une jeune femme née en 1971 dans un camp de réfugiés au Liban, cherchant aujourd'hui refuge en Écosse.
Charlotte Cornic, réalisatrice indépendante française, travaille en Écosse. Elle a réalisé “Arthur Balfour et Moi” en collaboration avec Fatima Helow grâce aux subventions de Scottish Screen et British Film Council.
STRANGER IN MY HOME
Réalisatrice : Sahera Dirbas - Palestine 2007 - 37 minutes
Histoire de huit familles palestiniennes devenues réfugiées dans leur propre ville. Après plus de quarante ans, elles se souviennent des événements qui ont eu lieu dans le quartier de Moghrabi à Jérusalem pendant la guerre de 1967. Chaque famille se rend à Jérusalem Ouest pour voir la maison qui leur a été confisquée en 1948.
Sahera Dirbas est née à Haïfa en 1964, elle a publié trois livres sur des villages palestiniens détruits, elle travaille également comme productrice de télévision indépendante et chercheuse pour des réseaux de télévisions étrangères.
Deux séances de cinéma: 11-12 mai 2010
Une sélection de documentaires au sujet de la Nakba et de ses conséquences.
Cinéma du Parc
cinemaduparc.com
3575 av. du Parc, t. 514 281-1900
11 mai 21h00 (admission: 8$)
Over their Dead Bodies: Tantura - Arab Lotfy - Égypte-Liban 2008, 112 min., s.-t. ang.
12 mai 21h00 (admission: 11$ / 8$ pour jeunes et aînés)
Zahra - Mohammad Bakri, Palestine 2009, 63 min., v.o. arabe, s.-t. fr.
précédé de:
Arthur Balfour and Me - Charlotte Cornic, G.B. 2007, 11 min., v.o. anglaise, s.-t. fr.
et suivi de:
Strangers in my Home - Sahera Dirbas, Palestine 2007, 37 min., v.o. arabe, hébreu, anglaise, s.-t. ang.
Avec l'appui de: Cinéma du Parc, la CJPP (Coalition pour la Justice et la Paix en Palestine), Tadamon, AMP (Aide médicale pour la Palestine), NCCAR-CNRCA (Conseil national des Relations canado-arabes), PAJU (Palestiniens et Juifs Unis), École de cinéma Mel Hoppenheim, CJP-UQAM
OVER THEIR DEAD BODIES: TANTURA, THE FORGOTTEN MASSACRE
Réalisatrice : Arab Loutfi – Égypte-Liban, 2008 - 113 minutes
Ce film expose les témoignages de résidents de Tantoura, un village palestinien situé au sud de Haïfa, ayant subi un « nettoyage » commis par les troupes de la Haganah en mai 1948. De nombreux Palestiniens ont été tués et des centaines emprisonnés. Les survivants ont fui vers le village voisin de Fureidis, qui a été sauvé de la destruction grâce à l'intervention de résidents juifs des villes voisines. Les autres survivants sont devenus des réfugiés en Cisjordanie, au Liban, en Jordanie et en Syrie.
Arab Lotfy vit au Caire, elle a réalisé 30 films depuis ses études à l'Institut Supérieur du Cinéma Egyptien en 1976, elle a également organisé des ateliers sur les droits des femmes en Jordanie et au Canada.
ZAHRA
Réalisateur : Mohammed Bakri - Palestine, 2009 - 63 minutes
Zahra, originaire d'un village palestinien de la Galilée, est le personnage central de ce documentaire qui raconte, à travers un récit lyrique, la transformation radicale de la population majoritaire palestinienne en une minorité privée de ses droits sur ses propres terres.
Mohammed Bakri est un éminent acteur et cinéaste palestinien dont le documentaire « Jenin, Jenin » a remporté le prix du meilleur film au Festival international du Film de Carthage en 2002.
ARTHUR BALFOUR AND ME
Réalisatrice : Charlotte Cornic - Écosse 2007 - 11 minutes
Récit intimiste sur les gestes posés par un politicien né en 1848 dans une somptueuse demeure familiale en Écosse, et leurs répercussions sur la vie d'une jeune femme née en 1971 dans un camp de réfugiés au Liban, cherchant aujourd'hui refuge en Écosse.
Charlotte Cornic, réalisatrice indépendante française, travaille en Écosse. Elle a réalisé “Arthur Balfour et Moi” en collaboration avec Fatima Helow grâce aux subventions de Scottish Screen et British Film Council.
STRANGER IN MY HOME
Réalisatrice : Sahera Dirbas - Palestine 2007 - 37 minutes
Histoire de huit familles palestiniennes devenues réfugiées dans leur propre ville. Après plus de quarante ans, elles se souviennent des événements qui ont eu lieu dans le quartier de Moghrabi à Jérusalem pendant la guerre de 1967. Chaque famille se rend à Jérusalem Ouest pour voir la maison qui leur a été confisquée en 1948.
Sahera Dirbas est née à Haïfa en 1964, elle a publié trois livres sur des villages palestiniens détruits, elle travaille également comme productrice de télévision indépendante et chercheuse pour des réseaux de télévisions étrangères.
3 février 2010
Soumissions demandées
London Palestine Film Festival (UK): http://www.palestinefilm.org/
Boston Palestine Film Festival: http://www.bostonpalestinefilmfest.org
Toronto Palestine Film Festival: http://tpff.wordpress.com/2010/01/20/tpff-2010-submissions-form-now-live/
AINSI QUE: De la part de "itISapartheid.tv"
Vous êtes conviés à soumettre des courts métrages (moins de 5 minutes) à propos de l'apartheid israélien. Les vidéos doivent refléter la nature, les réalités, et/ou les conséquences de la politique d'apartheid régissant Israël et les territoires occupés.
Délai 20 juin 2010.
Détails (en anglais): http://itisapartheid.tv
Boston Palestine Film Festival: http://www.bostonpalestinefilmfest.org
Toronto Palestine Film Festival: http://tpff.wordpress.com/2010/01/20/tpff-2010-submissions-form-now-live/
AINSI QUE: De la part de "itISapartheid.tv"
Vous êtes conviés à soumettre des courts métrages (moins de 5 minutes) à propos de l'apartheid israélien. Les vidéos doivent refléter la nature, les réalités, et/ou les conséquences de la politique d'apartheid régissant Israël et les territoires occupés.
Délai 20 juin 2010.
Détails (en anglais): http://itisapartheid.tv
11 août 2009
Regards palestiniens V à la Cinémathèque québécoise
Militantes et combattantes
Femmes arabes dans la résistance
(Regards palestiniens 5e édition)
21 au 30 octobre 2009, Cinémathèque québécoise
Quelles sont les conditions historiques qui poussent les femmes à rejoindre des mouvements politiques ou sociaux, à s’engager dans les luttes de libération, à s’incorporer aux rangs de la résistance, parfois à titre de dirigeantes, bousculant du coup les représentations qui renforcent les notions réductrices de la place de la femme dans la société?
Ce programme de documentaires enracinés dans l’histoire récente du Proche-Orient et du Maghreb explore ces questions. À travers leurs récits et leurs conversations, des femmes de la Palestine, d’Égypte, d’Algérie et du Liban, évoquent leur engagement politique, nous font partager les traumatismes qu’elles ont vécus et nous parlent de l’amour qu’elles portent à leurs pays, à la liberté et à la dignité humaine.
Celles qui vivent au coeur de révolutions et des guerres se joignent aux hommes pour combattre le féodalisme, l’assujettissement, le colonialisme. Elles ont vécu les invasions et les bombardements, fait face aux forces militaires d’occupation, subi la dépossession de leurs terres, maisons et biens, vécu l’expérience de l’exil. Elles ont perdu pères, frères, maris et enfants: emprisonnés, disparus, assassinés ou morts au combat.
Tout comme “La Bataille d’Alger” (Pontecorvo, 1966) révélait le rôle crucial joué par les femmes dans la lutte de libération nationale, ces films retracent le parcours de femmes arabes impliquées dans les luttes sociales, politiques et même armées. Elles ont vécu l’expérience de la prison, se sont exposées à la mort et à la torture. Certaines ont posé des actes qui peuvent nous paraître troublants mais qui suivent une logique de guerre émanant d’un contexte colonial: la violence comme riposte à celle du colonialisme.
Le cinéma sait éclairer la vie de façon différente, nous faire glisser dans la peau des autres, nous encourager à adopter une autre perspective et à questionner la hiérarchie des valeurs morales de notre société. Qu’est-ce qui est plus monstrueux? L’injustice structurelle, ou les individus qui brisent la loi pour mettre fin à l’injustice?
PROGRAMMATION DE LA CINQUIÈME ÉDITION:
Mercredi 21 octobre
18 h 30 Claude-Jutra
Quatre femmes d'Égypte
Réal. : Tahani Rached [Qué., 1997, 90 min, VOSTF]
Amina, Safynaz, Shahenda et Wedad sont des amies de longue date. Malgré des différences religieuses, culturelles et politiques, elles se sont rencontrées dans un même combat pour la justice sociale. Elles posent un regard sans complaisance sur leur passé de militantes qui couvre près de 40 ans de l’histoire de l’Égypte. « Ce film ne parle pas de la situation des femmes en Égypte, mais de l’Égypte à travers leurs expériences, de leur capacité à conserver leurs liens, à perpétuer le dialogue et la tolérance, malgré des trajectoires totalement différentes. » (T. Rached)
http://www.onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=33379
Jeudi 22 octobre
20 h 30 Claude-Jutra
KHIAM 2000-2007
Réal. : Khalil Joreige, Joana Hadjithomas [Liban, 2008, 103 min, VOSTF]
« En 1999, alors que le sud du Liban est encore occupé par l'armée israélienne, nous n'avons aucune image du camp de détention de Khiam. Nous rencontrons six détenus récemment libérés pour évoquer l'expérience de la détention, le rapport qu'ils ont développé au travail artistique et nous interroger sur les modes de représentation. Le camp est libéré en mai 2000 et transformé en musée. Lors de la guerre de juillet 2006, le camp de Khiam a été complètement détruit. Il est question aujourd'hui de le reconstruire à l'identique. Huit ans plus tard, nous avons retrouvé les six détenus que nous avions filmés en 1999 pour évoquer avec eux la libération puis la destruction du camp, la mémoire, l'Histoire, la reconstitution et le pouvoir de l'image. » (K. Joreige, J. Hadjithomas, 2009)
http://www.hadjithomasjoreige.com
Mercredi 28 octobre
19 h Fernand-Seguin
Jamila's Mirror
Réal. : Arab Lotfi [Ég.-G.-B., 1993, 26 min, VOSTA]
À l'exemple de Jamila Bouhired du FLN algérien, de nombreuses femmes palestiniennes s'engagent dans la lutte armée suivant l'occupation de la Palestine en 1967. Elles participeront à des détournements d'avion, des poses de bombe et à l'organisation d'opérations pour l'OLP. À travers le témoignage de quatre d'entre elles, la réalisatrice libano-égyptienne Arab Lotfi s'interroge sur le sens de leurs actions dans le contexte du Moyen-Orient des années 1970.
http://ftvdb.bfi.org.uk/sift/title/488329
SUIVI DE
Les Porteuses de feu
Réal. : Faouzia Fekiri [Fr., 2007, 52 min, VOSTF]
Alger 1957. Une trentaine de jeunes femmes se rallient au FLN. Espionnes, combattantes ou sympathisantes, elles participent en plein à la guerre pour l'indépendance de l'Algérie. Cinquante ans plus tard, la journaliste algérienne Faouzia Fekiri rencontre huit d'entre elles. Une analyse très personnelle d'un pan délicat de l'histoire algérienne.
http://www.algeriades.com/news/previews/article1872.htm
http://www.europeimages.com/fr/programmes/4603-porteuses-de-feu-les/
Jeudi 29 octobre
19 h Fernand-Seguin
Tell Your Tale Little Bird
Réal. : Arab Lotfi [Ég., 2003, 90 min, VOSTA]
Entrevues de sept femmes engagées dans la lutte armée en Palestine dans les années 1960 et 1970. Laila Khaled, Terez Halasa, et Ameena Dahbour ont été impliquées dans des détournements d'avion. Rasheeda Obeida, Aisha Odeh, et Rasmeya Odeh ont été accusées d'avoir placé une bombe dans un supermarché de Jérusalem. Du passage à l'acte à la prison et à la torture, leurs parcours questionnent les limites de l'engagement et de la justice.
21 h Fernand-Seguin
First Picture
Réal. : Akram Al Ashqar [Pal., 2006, 27 min, VOSTA]
Le petit Nour est né dans une prison israélienne où sa mère Manal Ghanem, du camp de réfugiés de Tulkarm, est détenue. Le film suit Nour alors qu’à deux ans et demi, séparé de sa mère toujours emprisonnée, il quitte la prison pour la première fois. Une nouvelle réalité s’offre à lui, où les portes peuvent être ouvertes et qui n’est pas seulement peuplée de femmes. Pourtant, la cellule de sa mère, seul monde qu’il ait connu, lui manque.
http://www.artsmedia.ps/en/?page=akram
SUIVI DE
Take Me Home
Réal. : Mais Darwazah [G.-B., 2008, 54 min, VOSTA]
Dans ce documentaire à la première personne, la cinéaste Mais Darwazah, Palestinienne de Jordanie, part rendre visite à sa grand-mère et à sa grand-tante installées en Syrie. À travers ce voyage se posent les questions de l'appartenance et de l'identité, et du passage entre les générations dans le contexte de la diaspora palestinienne.
http://bostonpalestine.bside.com/2009/films/takemehome_bostonpalestine2009
Vendredi 30 octobre
19 h Fernand-Seguin
Women’s Testimonies of the Nakba
Réal. : Raneen Geries [Pal.-Is., 2006, 10 min, VOSTA]
Ce court documentaire présente les témoignages de cinq Palestiniennes sur les évènements de 1948. Elles évoquent leur vie en milieu rural avant, pendant et après la création d'Israël, contribuant à une meilleure connaissance du rôle vital des femmes dans la Palestine de l’époque.
http://www.zochrot.org
SUIVI DE
A Night at Home
Réal. : Rehab Nazzal [Can., 2006, 4 min, VOA]
La réalisatrice, sa mère et son fils écoutent les bruits de fusillade qui entourent leur maison dans la nuit.
http://www.canada.com/ottawacitizen/news/arts/story.html?id=e3677a1e-0b32-4d5b-a58c-2cbb2c088412
SUIVI DE
Women in Struggle
Réal. : Buthina Canaan Khoury [Pal., 2004, 56 min, VOSTA]
{Women in Struggle} présente les témoignages de quatre ex-détenues palestiniennes. Chacune a été impliquée dans la lutte pour la reconnaissance de la Palestine dans les années 1970, mais leurs crimes diffèrent grandement; l’une a été arrêtée dans une manifestation pacifiste alors que les autres ont participé à des tentatives d’attentat. Attentive à leur témoignage, la réalisatrice Buthina Canaan Khoury se concentre sur l'expérience de la prison et de la torture, et la vie possible après, dans le contexte de la Palestine contemporaine.
http://www.womeninstruggle.com
http://www.bladi.net/forum/154731-femmes-lutte-buthina-canaan-khoury/
Les dix documentaires nous éclairent sur les réalités vécues par les femmes arabes d’une manière différente de celle à laquelle nous sommes quotidiennement exposé.e.s au travers des médias de masse qui eux, nous en donne une représentation monolithique et le plus souvent tronquée.
Des femmes, par leurs voix puissantes et porteuses d’espoir, se révèlent à nous. Il y a une authenticité violente dans leurs dires. Elles expriment leurs vécus dans des mots tantôt durs et graves, tantôt tendres, sensuels et drôles. Elles brisent les idées préconçues, les clichés et les préjugés. Elles bousculent les images par lesquelles elles sont généralement caractérisées dans différents espaces discursifs en Occident. Ce faisant, elles nous invitent à porter un regard autre sur elles, à questionner les représentations sociales le plus souvent réductrices et dévalorisantes projetées d’elles, de leurs peuples et de leurs sociétés, à questionner le rapport de force et de pouvoir qui découle de l’occupation et de la colonisation et qui les amène à prendre le maquis, à s’engager dans la lutte contre l’occupation et à mettre au point diverses stratégies de résistance. Bref, à combattre pour défendre leurs identités et recouvrer leur dignité humaine.
Femmes arabes dans la résistance
(Regards palestiniens 5e édition)
21 au 30 octobre 2009, Cinémathèque québécoise
Quelles sont les conditions historiques qui poussent les femmes à rejoindre des mouvements politiques ou sociaux, à s’engager dans les luttes de libération, à s’incorporer aux rangs de la résistance, parfois à titre de dirigeantes, bousculant du coup les représentations qui renforcent les notions réductrices de la place de la femme dans la société?
Ce programme de documentaires enracinés dans l’histoire récente du Proche-Orient et du Maghreb explore ces questions. À travers leurs récits et leurs conversations, des femmes de la Palestine, d’Égypte, d’Algérie et du Liban, évoquent leur engagement politique, nous font partager les traumatismes qu’elles ont vécus et nous parlent de l’amour qu’elles portent à leurs pays, à la liberté et à la dignité humaine.
Celles qui vivent au coeur de révolutions et des guerres se joignent aux hommes pour combattre le féodalisme, l’assujettissement, le colonialisme. Elles ont vécu les invasions et les bombardements, fait face aux forces militaires d’occupation, subi la dépossession de leurs terres, maisons et biens, vécu l’expérience de l’exil. Elles ont perdu pères, frères, maris et enfants: emprisonnés, disparus, assassinés ou morts au combat.
Tout comme “La Bataille d’Alger” (Pontecorvo, 1966) révélait le rôle crucial joué par les femmes dans la lutte de libération nationale, ces films retracent le parcours de femmes arabes impliquées dans les luttes sociales, politiques et même armées. Elles ont vécu l’expérience de la prison, se sont exposées à la mort et à la torture. Certaines ont posé des actes qui peuvent nous paraître troublants mais qui suivent une logique de guerre émanant d’un contexte colonial: la violence comme riposte à celle du colonialisme.
Le cinéma sait éclairer la vie de façon différente, nous faire glisser dans la peau des autres, nous encourager à adopter une autre perspective et à questionner la hiérarchie des valeurs morales de notre société. Qu’est-ce qui est plus monstrueux? L’injustice structurelle, ou les individus qui brisent la loi pour mettre fin à l’injustice?
PROGRAMMATION DE LA CINQUIÈME ÉDITION:
Mercredi 21 octobre
18 h 30 Claude-Jutra
Quatre femmes d'Égypte
Réal. : Tahani Rached [Qué., 1997, 90 min, VOSTF]
Amina, Safynaz, Shahenda et Wedad sont des amies de longue date. Malgré des différences religieuses, culturelles et politiques, elles se sont rencontrées dans un même combat pour la justice sociale. Elles posent un regard sans complaisance sur leur passé de militantes qui couvre près de 40 ans de l’histoire de l’Égypte. « Ce film ne parle pas de la situation des femmes en Égypte, mais de l’Égypte à travers leurs expériences, de leur capacité à conserver leurs liens, à perpétuer le dialogue et la tolérance, malgré des trajectoires totalement différentes. » (T. Rached)
http://www.onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=33379
Jeudi 22 octobre
20 h 30 Claude-Jutra
KHIAM 2000-2007
Réal. : Khalil Joreige, Joana Hadjithomas [Liban, 2008, 103 min, VOSTF]
« En 1999, alors que le sud du Liban est encore occupé par l'armée israélienne, nous n'avons aucune image du camp de détention de Khiam. Nous rencontrons six détenus récemment libérés pour évoquer l'expérience de la détention, le rapport qu'ils ont développé au travail artistique et nous interroger sur les modes de représentation. Le camp est libéré en mai 2000 et transformé en musée. Lors de la guerre de juillet 2006, le camp de Khiam a été complètement détruit. Il est question aujourd'hui de le reconstruire à l'identique. Huit ans plus tard, nous avons retrouvé les six détenus que nous avions filmés en 1999 pour évoquer avec eux la libération puis la destruction du camp, la mémoire, l'Histoire, la reconstitution et le pouvoir de l'image. » (K. Joreige, J. Hadjithomas, 2009)
http://www.hadjithomasjoreige.com
Mercredi 28 octobre
19 h Fernand-Seguin
Jamila's Mirror
Réal. : Arab Lotfi [Ég.-G.-B., 1993, 26 min, VOSTA]
À l'exemple de Jamila Bouhired du FLN algérien, de nombreuses femmes palestiniennes s'engagent dans la lutte armée suivant l'occupation de la Palestine en 1967. Elles participeront à des détournements d'avion, des poses de bombe et à l'organisation d'opérations pour l'OLP. À travers le témoignage de quatre d'entre elles, la réalisatrice libano-égyptienne Arab Lotfi s'interroge sur le sens de leurs actions dans le contexte du Moyen-Orient des années 1970.
http://ftvdb.bfi.org.uk/sift/title/488329
SUIVI DE
Les Porteuses de feu
Réal. : Faouzia Fekiri [Fr., 2007, 52 min, VOSTF]
Alger 1957. Une trentaine de jeunes femmes se rallient au FLN. Espionnes, combattantes ou sympathisantes, elles participent en plein à la guerre pour l'indépendance de l'Algérie. Cinquante ans plus tard, la journaliste algérienne Faouzia Fekiri rencontre huit d'entre elles. Une analyse très personnelle d'un pan délicat de l'histoire algérienne.
http://www.algeriades.com/news/previews/article1872.htm
http://www.europeimages.com/fr/programmes/4603-porteuses-de-feu-les/
Jeudi 29 octobre
19 h Fernand-Seguin
Tell Your Tale Little Bird
Réal. : Arab Lotfi [Ég., 2003, 90 min, VOSTA]
Entrevues de sept femmes engagées dans la lutte armée en Palestine dans les années 1960 et 1970. Laila Khaled, Terez Halasa, et Ameena Dahbour ont été impliquées dans des détournements d'avion. Rasheeda Obeida, Aisha Odeh, et Rasmeya Odeh ont été accusées d'avoir placé une bombe dans un supermarché de Jérusalem. Du passage à l'acte à la prison et à la torture, leurs parcours questionnent les limites de l'engagement et de la justice.
21 h Fernand-Seguin
First Picture
Réal. : Akram Al Ashqar [Pal., 2006, 27 min, VOSTA]
Le petit Nour est né dans une prison israélienne où sa mère Manal Ghanem, du camp de réfugiés de Tulkarm, est détenue. Le film suit Nour alors qu’à deux ans et demi, séparé de sa mère toujours emprisonnée, il quitte la prison pour la première fois. Une nouvelle réalité s’offre à lui, où les portes peuvent être ouvertes et qui n’est pas seulement peuplée de femmes. Pourtant, la cellule de sa mère, seul monde qu’il ait connu, lui manque.
http://www.artsmedia.ps/en/?page=akram
SUIVI DE
Take Me Home
Réal. : Mais Darwazah [G.-B., 2008, 54 min, VOSTA]
Dans ce documentaire à la première personne, la cinéaste Mais Darwazah, Palestinienne de Jordanie, part rendre visite à sa grand-mère et à sa grand-tante installées en Syrie. À travers ce voyage se posent les questions de l'appartenance et de l'identité, et du passage entre les générations dans le contexte de la diaspora palestinienne.
http://bostonpalestine.bside.com/2009/films/takemehome_bostonpalestine2009
Vendredi 30 octobre
19 h Fernand-Seguin
Women’s Testimonies of the Nakba
Réal. : Raneen Geries [Pal.-Is., 2006, 10 min, VOSTA]
Ce court documentaire présente les témoignages de cinq Palestiniennes sur les évènements de 1948. Elles évoquent leur vie en milieu rural avant, pendant et après la création d'Israël, contribuant à une meilleure connaissance du rôle vital des femmes dans la Palestine de l’époque.
http://www.zochrot.org
SUIVI DE
A Night at Home
Réal. : Rehab Nazzal [Can., 2006, 4 min, VOA]
La réalisatrice, sa mère et son fils écoutent les bruits de fusillade qui entourent leur maison dans la nuit.
http://www.canada.com/ottawacitizen/news/arts/story.html?id=e3677a1e-0b32-4d5b-a58c-2cbb2c088412
SUIVI DE
Women in Struggle
Réal. : Buthina Canaan Khoury [Pal., 2004, 56 min, VOSTA]
{Women in Struggle} présente les témoignages de quatre ex-détenues palestiniennes. Chacune a été impliquée dans la lutte pour la reconnaissance de la Palestine dans les années 1970, mais leurs crimes diffèrent grandement; l’une a été arrêtée dans une manifestation pacifiste alors que les autres ont participé à des tentatives d’attentat. Attentive à leur témoignage, la réalisatrice Buthina Canaan Khoury se concentre sur l'expérience de la prison et de la torture, et la vie possible après, dans le contexte de la Palestine contemporaine.
http://www.womeninstruggle.com
http://www.bladi.net/forum/154731-femmes-lutte-buthina-canaan-khoury/
Les dix documentaires nous éclairent sur les réalités vécues par les femmes arabes d’une manière différente de celle à laquelle nous sommes quotidiennement exposé.e.s au travers des médias de masse qui eux, nous en donne une représentation monolithique et le plus souvent tronquée.
Des femmes, par leurs voix puissantes et porteuses d’espoir, se révèlent à nous. Il y a une authenticité violente dans leurs dires. Elles expriment leurs vécus dans des mots tantôt durs et graves, tantôt tendres, sensuels et drôles. Elles brisent les idées préconçues, les clichés et les préjugés. Elles bousculent les images par lesquelles elles sont généralement caractérisées dans différents espaces discursifs en Occident. Ce faisant, elles nous invitent à porter un regard autre sur elles, à questionner les représentations sociales le plus souvent réductrices et dévalorisantes projetées d’elles, de leurs peuples et de leurs sociétés, à questionner le rapport de force et de pouvoir qui découle de l’occupation et de la colonisation et qui les amène à prendre le maquis, à s’engager dans la lutte contre l’occupation et à mettre au point diverses stratégies de résistance. Bref, à combattre pour défendre leurs identités et recouvrer leur dignité humaine.
Inscription à :
Articles (Atom)
